Méditations d'Evangile

proposé par Nguyễn Thế Cường, paroissien de l' Hautil

La liturgie du dimanche des Rameaux nous ouvre la porte vers la Semaine Sainte. Les deux textes de l’Évangile de saint Matthieu mettent en évidence un contraste saisissant entre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et son douloureux parcours vers le Golgotha ! Les gens l’acclamaient avec enthousiasme. Tous pensaient à l’entrée solennelle d’un roi dans sa ville. On croyait que le Messie allait prendre le pouvoir, chasser les Romains et restaurer la Royauté de David. Mais, hélas, ce cortège triomphal sera suivi quelques jours plus tard d'une cohorte haineuse. Les acclamations seront remplacées par des cris hostiles... Un renversement total de situation !

 

 

Dès l’arrestation de Jésus au Jardin des Oliviers, tout le monde Le lâchait, à commencer par Judas, pour quelques pièces d’argent. Ses disciples s’enfuyaient, ou tout au plus, Le suivaient de loin... Pierre, craignant pour sa vie, Le reniait jusqu’à trois fois quand les choses se passent mal. La panique ! Chacun ne pensent qu’à se mettre à l’abri...

La dernière personne, la seule, qui peut encore sauver Jésus de la mort, c’était Pilate, le gouverneur de Galilée. Il Le savait innocent et il conviendrait de Le faire relâcher ! Il savait que ceux qui L’accusaient n’étaient qu’un groupe d’opportunistes, imbus de leur pouvoir, jaloux de leurs privilèges et impitoyables envers quiconque osant s’opposer à eux. Ces gens se croyaient seuls détenir la vérité, mais c’est loin d'être le cas ! Jésus révèle cette réalité à Pilate : « Voici pourquoi je suis né et voici pourquoi je suis venu dans le monde : pour rendre témoignage à la Vérité. Quiconque est de la Vérité écoute ma voix. » (Jn 18:37) Une leçon à tous ceux qui prétendent tout savoir et ne prêtent aucune attention aux avis ou points de vue des autres. Et voilà, bien que Pilate ne se résigne pas à condamner Jésus, il Le livre aux mains de ceux qui sont jaloux de sa popularité, de sa franchise à dénoncer leur hypocrisie.

Alors, dans un geste solennel, il ‘se lave les mains’. L'expression est restée ! Geste souvent répété depuis. Pilate incarne, dans sa faiblesse, tous ceux qui ne cessent de se laver les mains face à une situation dérangeante... Une tendance à démissionner pour vivre dans l’individualisme. Une attitude qui dénonce notre égoïsme face à la souffrance de ceux qui nous entourent. Comme lui, des fois, nous fuyons nos propres responsabilités. Nous nous lavons les mains sur les difficultés de nos proches. Le geste sans cœur de Pilate doit réveiller en chacun de nous un appel solennel pour une prise de conscience. Jésus nous demande de nous retrousser les manches, de mettre nos mains à la pâte. N’ayons pas peur de prendre des risques en faveur de ceux qui ont besoin de notre aide. Il est urgent d’agir !

Le parcours de la Passion du Christ est un chemin difficile. Mais ne nous laissons pas aller au dolorisme. À son image, notre chemin spirituel n’est pas de tout repos. Des hauts et des bas, il y en aura toujours, mais ne nous arrêtons pas au premier obstacle. Regardons toujours vers l’avant. Avec courage, emboîtons les pas du Christ malgré les épreuves qui peuvent surgir sur notre route. « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix et qu’il me suive. » (Lc 9:23) Son chemin va au-delà du Golgotha. Sa Résurrection nous ouvre la porte à la Vie. « Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé... » (Jn 10:9)

Bonne Semaine Sainte à toutes et à tous malgré l’impossibilité à participer en personne aux différents offices religieux. Continuons dans la prière et avec allégresse notre belle montée vers Pâques !

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5 eme dimanche de Carême A

Le miracle de la résurrection de Lazare manifeste la puissance de Dieu en Jésus. Il fait sortir son ami du tombeau. Jésus a le pouvoir de redonner la vie ! Une révélation importante qu’Il a faite à Marthe : « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » Cet événement annonce sa propre Résurrection qui sera d’un tout autre ordre : La victoire du Rédempteur sur la mort !

En lien étroit avec l’Évangile, les textes de la liturgie nous préparent à célébrer Pâques, à exalter la Vie. En exil, le peuple Israël était comme mort. Le prophète Ézéchiel lui annonce que Dieu le ramènera à la vie : « Je vais ouvrir vos tombeaux […] je vous ramènerai sur la terre d’Israël. » Dans sa lettre aux romains, saint Paul nous invite à nous laisser vivre ‘sous l’emprise de l’Esprit’ : « Si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes. »

« Lazare, viens dehors ! » Jésus ordonne à Lazare de sortir du tombeau. Il nous exhorte également à sortir de nous-mêmes pour rejoindre la vie, la Vraie, celle qui nous met en harmonie avec Dieu, avec nos proches et avec nous-mêmes. Trop souvent, nous nous emmurons dans nos préjugés et conformismes, dans la routine et l'indifférence. Tout cela nous enserre comme des bandelettes autour d'une momie. Débarrassons-nous des sentiments négatifs qui nous isolent, des superflus qui nous entravent. Réveillons-nous à la Vie ! Accueillons-la sereinement telle qu’elle nous est proposée par Dieu. Transmettons la joie et le bonheur à tous ceux qui nous côtoient. Ne nous laissons pas ballotter par les flots de la vie comme une épave dérivant au gré des courants en espérant que revienne vite l’accalmie.

Faisons tout en notre pouvoir pour rendre la vie meilleure pour nous-mêmes et pour tous ceux qui nous entourent. Durant cette période difficile autant sur le plan sanitaire que psychologique et organisationnel, prenons soin de nous-mêmes, faisons plus attention à nos proches, apportons-leur du soutien. Ne nous privons pas de Bonheur. Le Christ est là, Il est la Vie. Il est avec nous et en nous ! Un chrétien rayonnant et positif est un puissant témoin de l’Amour de Dieu dans le monde. Suivre le Christ, c’est entamer avec Lui le chemin vers le Bonheur et entraîner dans notre sillage tous ceux qui traînent les pieds dans leurs ennuis....

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4 eme dimanche de Carême A

« Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? »

Une interrogation épineuse sur l’origine du mal !... Car pour les disciples du Christ, il y a bien une raison à l’infirmité de cet aveugle-né ! ‘Qui a péché ? Qui est responsable ?’ Pour eux, infirmité suppose culpabilité. Une relation de cause à effet ! Ce raisonnement semble bien primaire ! Leur question est brutale, certes, mais qui, un jour ou l'autre, ne l'a pas affrontée ? Et en cette période de crise sanitaire, la question devient encore plus insidieuse !

Ce type de discussion manifeste un profond malaise face à une forme d’inégalité sociale que personne n’a choisi. Certains sont nés riches et d’autres pauvres. Certains sont en pleine santé tandis que d’autres restent infirmes pour la vie ! C’est déconcertant pour tous, croyant ou non. Cette question insoluble du mal est le propos même de tout le livre de Job. C’est un homme juste et pieux, et pourtant il est plongé dans l’adversité la plus complète. Devant cette absurdité de la condition humaine, la foi chrétienne n’a jamais prétendu avoir la réponse.

Quand on est malade, il est terrible de s'entendre expliquer que c'est de sa faute et que l'on a bien cherché !... Cependant, il est toutefois vrai que certains types de comportement amènent des conséquences regrettables, mais ce n’est pas le cas de cet aveugle de l’Évangile, son invalidité est de naissance. Jésus refuse de s’engager dans ce genre de supputation. Et sa réponse ne se fait pas attendre, elle est claire et sans détour : « Ni lui, ni ses parents. » Ce n’est pas de sa faute ni celle de ses parents qu’il est né aveugle.

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Les textes liturgiques de ce dimanche nous rapportent deux récits qui évoquent l'eau comme source de vie. L’eau nous est indispensable. Une évidence ! Sans elle, il n’y a pas de vie possible sur terre. En effet, l’eau n'est pas seulement le creuset du vivant originel, elle en est l'élément primordial. Un indéfectible besoin lie l'homme à cet élément incontournable. Car n'oublions pas que l’eau est le principal constituant de notre corps. Et c'est dans ce milieu bénéfique et nutritif que la nature s’épanouit et se développe.

 

Le livre de l’Exode nous raconte la rébellion des hébreux contre Moïse et contre Dieu car ils ont soif. Ils errent depuis longtemps dans un milieu aride, sans eau. ....

.....L’Évangile nous relate la rencontre de Jésus avec la samaritaine au bord d’un puits. Jésus lui demande : « Donne-moi à boire. » Une requête somme toute banale et naturelle en soi provoque cependant l'étonnement de la femme. Elle ironise : « Comment ! Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi, une samaritaine ? » Mais, en toute bienveillance et bonté, Jésus lui révèle : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. »

 

« Si tu savais le don de Dieu... » 

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3 eme dimanche de Carême A

2eme dimanche de Carême A

La vie est un voyage parsemé d’aventures ! La foi est un engagement personnel dans la voie tracée par la ‘Bonne Nouvelle’. Un parcours continu à la suite du Christ. Une aventure jamais terminée... Un chemin de pèlerin à la recherche de l’Absolu ! Un long fleuve jamais tranquille qui peut prendre des fois la forme d'un courant sinueux semé d’embûches...

Les textes liturgiques de ce dimanche nous présentent la vie chrétienne comme un voyage. Une invitation à changer de vie. C'est d'abord l'appel adressé à Abraham : « Pars de ton pays… Va vers le pays que je te montrerai. » Un appel à l’abandon total dans les mains de Dieu. Pour Abraham, c’est le point de départ d’une grande aventure de la foi. Il se met en route et part à la découverte d’un pays inconnu, faisant confiance à la voix divine. L'Évangile nous relate ensuite le récit de la Transfiguration. Jésus révélait à ses disciples la gloire qui sera la sienne le jour de Pâques. Mais, avant d’atteindre ce point culminant de la mission du Maître, ils auront à passer par un sentier étroit et cahoteux. ‘En descendant de la montagne’, Jésus les ramène à la réalité de la vie. Emboîtant les pas du Christ, les apôtres devront se lancer dans une aventure audacieuse tout en Lui restant fidèles malgré les difficultés. Leur foi sera mise à rudes épreuves avant de pouvoir assister à sa Résurrection…[ ]

…Il est temps de nous poser quelques questions essentielles : ‘Ai-je entendu l'appel du Christ ? Est-ce que je me suis vraiment mis en route ?’ Car, des fois, au lieu d'avancer, nous faisons du surplace ! La vie chrétienne est une aventure. Suivre Jésus n’est pas de tout repos. Nous sommes invités à progresser et à nous améliorer sans cesse.

Trop de gens se contentent de leur médiocrité en répétant à chaque occasion : ‘Je suis comme ça. Pas toujours facile de changer mes habitudes !’ Il faut savoir sortir de notre zone de confort pour se lancer dans l’aventure des projets enrichissants pour la vie. Oser quitter la commodité immédiate pour un bonheur durable. Dieu nous invite à renforcer nos acquis spirituels et à rectifier, si besoin est, l’orientation de notre vie. Il n’est jamais trop tard !

Par sa Transfiguration, Jésus nous appelle à vivre une réelle transformation. Un changement profond de notre être intérieur, de notre façon de penser et de notre manière de voir les choses. Saint Paul nous exhorte : « Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:2) Pour cela, l’appel de Dieu le Père nous invite à faire confiance à la ‘Bonne Nouvelle’ proclamée par Jésus.

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1er dimanche de Carême A

...L’Évangile de ce dimanche nous invite à suivre Jésus dans le désert. Cette immensité calme et sereine a toujours fasciné les hommes en quête d'absolu. Un lieu où l’on ne pourra jamais se targuer d’en avoir exploré l’intégralité. Cet espace isolé nous donne la sensation d’être coupés du monde. Par sa solitude dépouillée, le désert provoque un réveil vivifiant où tout est remis en question ! Y pénétrer, c’est s'éloigner de la foule pour mieux se retrouver.

Cet horizon à perte de vue nous reconnecte à ce que nous sommes, avec franchise et sans détour. Ce passage dans notre désert intérieur nous apprête à la rencontre en tête-à-tête avec Dieu. Au fin fond de nous-mêmes, le Seigneur nous ouvre les yeux sur d’innombrables tentations qui nous assaillent. De manière symbolique, ‘le tentateur’ essaye de nous enfermer dans les satisfactions de la richesse et du pouvoir. Il cherche à remplacer Dieu par les biens de consommation et les exigences frivoles. De toutes parts, les messages séducteurs essaient de nous convaincre de suivre la mode et de rechercher les plaisirs de la vie. L’abondance de biens matériels crée en nous des besoins. Et insensiblement, cette soif d’acquisition fait de nous des esclaves. Les superflus nous asservissent ! Ainsi encombré, notre cœur ne dispose plus de place vacante pour Dieu ni pour les autres....

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7ème dimanche du Temps Ordinaire A

« Si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre ... »

Aie !... Pensez-vous réellement pouvoir tendre posément la joue gauche à celui qui vient de vous défoncer la droite ? Pensez-vous pouvoir faire du bien à celui qui vous harcèle, vous traîne dans la boue, bref vous persécute ?... On imagine un craintif qui encaisse tout, qui courbe l'échine et encourage par là son persécuteur à poursuivre son agressivité, à brutaliser encore davantage ! Pas facile à justifier une telle attitude, car rien ne prouve que l’adversaire ne va pas profiter de ce qu’il risque d’interpréter comme de la faiblesse pour récidiver ! Et franchement, croyez-moi, nous avons souvent du mal à retenir notre réaction explosive...

Cette Parole du Christ nous met vraiment mal à l’aise. Face aux violences et à la haine, Jésus nous demande de répondre par le bien. Un message renversant ! Mais ce qui nous surprend encore plus dans ce passage de l’Évangile, c’est quand Jésus nous dit : « Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. » Car ‘Aimer’, pour Jésus, ce n’est pas seulement s’abstenir de faire du tort, mais c’est encore d’ouvrir notre cœur pour offrir l’hospitalité à l’ennemi, sans rien attendre en retour. C’est surpasser nos humeurs envers ceux qui nous agacent ou nous haïssent... Cela dépasse nos capacités humaines. Des fois, il n’est pas bien aisé de témoigner notre affection à ceux qui nous aiment, comment étendre l’amour à l’extrême, jusqu’à aimer nos ennemis ? Pourtant, Jésus l’a fait lorsqu’il invoque sur la Croix le pardon pour ses bourreaux : « Père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. »

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6ème dimanche du Temps Ordinaire A

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. »

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......« Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. » Saint Jean souligne : « Si quelqu’un dit : 'J’aime Dieu', et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. » (1 Jn 4:20)Avant d’être des consignes, la loi divine nous indique une direction à suivre. Elle n’est pas un carcan qui nous enferme mais un guide pour nous orienter dans notre démarche vers Dieu. Il faut ‘surpasser’ le cadre des règlements pour ouvrir largement notre cœur à l’amour et à la générosité.

Ne soyons pas uniquement un chrétien du dimanche qui observe cette belle pratique religieuse. Guidés par une piété profonde et sincère, associons avec justesse la démarche religieuse à notre comportement dans la vie sociale, car la stricte conformité aux rituels n’exprime pas une véritable expression de la foi chrétienne dans la vie quotidienne. ‘La qualité de notre vie chrétienne se mesure à notre capacité à aimer’ nous dit le pape François. ....

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« Vous êtes le sel de la terre. […] Vous êtes la lumière du monde. »

Le sel et la lumière sont les deux éléments indispensables à l’épanouissement de la vie. Ils ont en plus un point commun : ce sont des révélateurs. Le sel rehausse la saveur des plats et donne du goût aux aliments. La lumière illumine son environnement et révèle la beauté du monde. L’allusion à ces deux notions évoque des qualités phares d’une personne !

Un réflexe spontané nous pousse à refuser cette désignation pour nous-mêmes. Nous estimons que nous ne nous sentons pas à l’aise dans cette déclaration de Jésus. Nous serions bien embarrassés de nous mettre en valeur aux yeux des hommes.

Mais ne nous y trompons pas ! Rien à voir avec le fait de se montrer ou d’étaler son savoir-faire. Jésus nous invite tout simplement à mettre à disposition nos talents au profit de ceux qui en ont besoin. Il ne s’agit nullement de nous mettre en évidence pour recevoir honneur et louange. Au contraire, il nous faut de l'humilité et une très grande délicatesse pour rendre service et guider notre entourage vers la Lumière de Dieu.

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5ème dimanche du Temps Ordinaire A

Fête de la Présentation de Jésus au Temple   A

Très peu de temps après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se soumettent aux coutumes prescrits dans le Livre Lévitique. Ils viennent présenter leur enfant au Seigneur et offrir pour lui le sacrifice prescrit par la loi. « Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi. »

Cette démarche est pour Marie et Joseph l’occasion de découvrir un peu la personnalité et le mystère de leur Enfant. Ils apprennent que Jésus ne leur appartient pas. « Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qu’on disait de lui. » Toutefois, c’est auprès d’eux que Jésus prépare sereinement sa mission pour l'humanité tout entière.

Le récit de sa Présentation au Temple souligne le destin messianique de Jésus et termine par cette phrase émouvante : « L'enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. » Il y a dans cette brièveté tout le cadre de la vie de Jésus au sein d’une famille harmonieuse. Le salut de l’homme passe par ce foyer d’Amour !                                                                             lire la suite

3 ème dimanche ordinaire  A

Jésus « marchait au bord du lac de Galilée. » Il cherche à recruter ses premiers collaborateurs. Il va au-devant des gens et les appelle. Il s’adressait à Pierre, André, Jacques et Jean et les invite à Le suivre. « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »

À ce moment précis, les heureux élus sont occupés. Non pas dans l’exceptionnel, mais en pleine banalité de leurs activités journalières, pendant qu’ils s’affairaient à préparer les filets pour la pêche ! Un climat de confiance réciproque s’installe... Par la suite, aucun autre dialogue n’est rapporté par l'Évangile, seulement ce fait surprenant : « Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent. » Ce jour-là, les quatre pêcheurs n’ont pas hésité à tout laisser pour suivre Jésus, une personne quasiment inconnue mais recommandée par Jean Baptiste. Cette réponse généreuse des futurs apôtres va complètement transformer leur vie.

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2ème dimanche ordinaire  A

Nous entrons dans le ‘Temps Ordinaire’ de l’année liturgique ‘A’. Ce ‘Temps Ordinaire’ nous évoque notre ‘vie ordinaire’ de tous les jours, avec tout ce qu’elle comporte : les joies et les peines, le travail et les soucis, les moments de bonheur et d’adversité. Une vie souvent simple et sans faste ! C’est notre quotidien !

La vie ordinaire d’une personne travaillant pour subvenir aux besoins de sa famille, d’une mère veillant sur le bien-être de son foyer, d’un jeune scrutant son avenir, d’un malade souffrant sur son lit d’hôpital, d’une personne âgée cherchant du réconfort… La vie ordinaire de nous tous ! Nous essayons de la vivre en bonne intelligence avec tous ceux qui nous entourent… Mais parfois, le rythme de ce train-train quotidien nous semble lent et routinier. Tellement banal que nous trouvons l’effort quotidien désagréable.

Nous rêvons d’exploits et de prouesses au point de ne plus savoir apprécier les petits bonheurs simples parsemés dans notre vie. Nous ambitionnons à quelque chose de plus excitant que cette vie considérée comme trop ordinaire. Et des fois, nous nous mettons dans la tête l’idée que 'si je vais à l’autre bout du monde, je trouverai mon bonheur'. Pourtant, une vie simple et épanouie peut nous remplir de joie et nous mène vers le chemin de la sainteté. Cette voie là passe souvent par de petites choses sans nom.

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Baptême de notre Seigneur

L’événement du baptême de Jésus nous donne l’occasion de réexaminer notre démarche de foi au sein de la communauté des chrétiens. Pour la majorité d’entre nous, notre baptême a été décidé par nos parents. À présent, il est temps de témoigner notre engagement personnel sur la voie tracée par le Christ.

Où en suis-je actuellement ? Un chrétien de nom ? Un chrétien passif qui se laisse guider sans jamais prendre l’initiative ? Ou un chrétien engagé, guidé par la foi, qui donne son temps à Dieu et au service des autres ?

Le chrétien est appelé à vivre activement sa foi éclairée par la lumière de l’Évangile. Pour saint Jacques, la relation entre Foi et Action est primordiale : « Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? […] La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. » (Jc 2:14,17) Croire et agir doivent aller de pair ! Dans sa lettre aux Corinthiens, saint Paul insiste : « J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. » (1 Cor 12:2) Le disciple du Christ doit savoir ouvrir largement son cœur et ses bras aux prochains. C’est le témoignage concret de notre appartenance à son Corps sacré. « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13:35)

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Epiphanie de notre Seigneur

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. […] Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi... » se réjouit le prophète Isaïe. (Is 60 :1-3)

Épiphanie, Dieu s’est révélé à l’humanité ! À tous sans exception, mais seuls ceux qui le cherchent vraiment le trouvent. Saint Paul insiste bien sur cette universalité du mystère de l’Incarnation : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile. »

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La Sainte Famille

Quatrième Dimanche de l'Avent

   Comme beaucoup d'entre vous, j'imagine, j'adore l'ambiance de Noël !  Au delà de toute signification re  ligieuse, Noël est le symbole d'un moment de fête partagé en famille.  En quelque sorte, l'apothéose en beauté de l'année.  Noël réchauffe les cœurs, allume des étincelles dans les yeux des enfants, mais aussi dans ceux des adultes qui sont nombreux à garder une part d'enfance en eux, à s'émerveiller devant ‘la magie de Noël’.  Cette période magique où l'air est mystérieusement chargé de quelque chose de subtil et d'indéfinissable.  C'est un temps où les soucis se mettent en pause et où nos âmes d'enfants se réveillent.
       Noël nous remplit de tant de joie et d’allégresse que nous célébrons chaque année cette fête avec plus d’attention que nul autre événement.  C’est un instant de bonheur bienvenu dans la monotonie de notre vie quotidienne.  Plusieurs voient Noël comme une fête de famille et de chaleur humaine.  Les gens partagent de saines joies et de délicates émotions.  Une fête qui réchauffe les cœurs et nous incite aux actes de pure générosité.  Un moment de paix et de fraternité où l’on partage les instants de bonheur.  Pour les chrétiens, dans cette ambiance de fête, une pause devant la Crèche s’impose.  Cette scène qui retrace les premiers moments de Jésus dans notre monde nous invite à méditer sur le sens profond de cette fête.     

On attribue à saint François d’Assise l’invention de la première Crèche vivante.  En 1223, il décide de représenter le mystère de Noël dans une grotte.  Cette tradition est par la suite perpétuée jusqu’à nos jours dans de nombreuses églises et aussi dans beaucoup de foyers chrétiens.  Nous sommes habitués à une représentation de la Crèche qui présente une Mère et son Enfant, Marie et Jésus, et le père adoptif, Joseph.  Souvent, bien d’autres personnages représentant des scènes de la vie quotidienne viennent compléter le décor.
       Prier devant la Crèche, je me ressens comme un personnage de plus dans ce symbole de la Nativité.  Je me vois cherchant discrètement une place dans cette grotte de Bethléem pour me recueillir devant cet Enfant-Dieu.  Avec les personnages de la Crèche, mon regard se pose avec tendresse sur la Sainte Famille.  Une famille heureuse et admirable dans une extrême pauvreté.  Jésus, Marie, Joseph prennent place ainsi au plus intime de mon cœur.
       Le message de Noël résonne alors de toute sa force : ‘Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.’  Je me plais à imaginer les foyers chrétiens en ce moment, lumineux et joyeux, comme le fut celui de la Sainte Famille.  C’est cette Lumière de la Nativité qui éclaire nos vies et qui, dans nos difficultés et nos misères personnelles, nous pousse à avancer courageusement.  Chaque foyer chrétien devrait être un havre de sérénité où, au-delà des petites contradictions quotidiennes, on trouve une affection vraie et sincère, une profonde tranquillité, fruit d’une foi réelle et vécue.

      Que Jésus, Marie et Joseph puissent trouver dans toute famille chrétienne un accueil généreux au cours de la Sainte Nuit. 

       Joyeux Noël à toutes et à tous !


       Nguyễn Thế Cường

   Ce dimanche est placé sous le signe du doute mais aussi de l’attente d’un heureux événement.  L’Évangile nous retrace la perplexité de Jean Baptiste sur la mission du Christ : « Jean le Baptiste, dans sa prison, avait appris ce que faisait le Christ.  Il lui envoya demander par ses disciples : ‘Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?’ »

       Pour Jean-Baptiste, les événements ont mal tourné.  Il vient d'être emprisonné.  Il croyait en Jésus et l’avait même annoncé.  Mais en ce moment, Jésus ne fait rien pour le tirer de cette situation difficile.  Il agit différemment de ce à quoi Jean s’attend.  Alors, la question se pose :  ‘Est-il bien ce Messie qu'il a annoncé ?’  Jean est envahi par le doute.  Il ne comprend pas la façon d’agir du Christ.  Il devrait s’attendre à une venue plutôt fracassante du règne de Dieu.  La venue triomphante du Messie pour délivrer le peuple d’Israël !
       En réponse à Jean-Baptiste, Jésus n’évoque que les fruits déjà récoltés, alors qu’il n’en est encore qu’au début de sa mission : « Allez rapporter à Jean ce que vous voyez : les aveugles voie, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés.  La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »  C’est la preuve que le Messie est déjà là !  Toutefois, Il ne vient pas pour rétablir l’indépendance du peuple d’Israël par la force, mais pour amorcer une ère nouvelle fondée sur l’Amour de Dieu et du prochain.  Un message inconnu et surprenant pour les juifs à ce moment-là, mais aussi pour Jean Baptiste !

Troisième  Dimanche de l'Avent

Cette question de Jean-Baptiste est souvent la nôtre quand nous nous trouvons accablés par le malheur.  Sa déception est aussi la nôtre, osons-nous l’avouer.  La façon d’agir de Dieu nous déroute si souvent.  Il ne répond pas à nos attentes comme nous aimons l’imaginer.  Ainsi, dans des moments âpres de la vie, certains remettent en question leur foi en Dieu et s’éloignent de Lui comme s’Il est responsable de toutes nos épreuves.  Ne nous laissons pas ronger par le doute lorsque nous sommes décontenancés.  Quand survient un événement douloureux, n’hésitons pas à ouvrir franchement notre cœur à Dieu et Lui demander conseil !
       Dans les difficultés, débattons-nous pour nous en sortir, même si les résultats tardent à venir.  La lettre de saint Jacques nous apporte un lumineux éclairage : « Prenez patience.  Voyez le cultivateur : il attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive. »  Dieu nous donne les semences, c'est à nous de les faire fructifier par le travail et dans la patience.  Ne restons pas sur la rive à regarder avec envie la marche du monde en nous gardant bien de nous engager.  Prenons la peine de nous lever et agir.  Sachons interroger, analyser les événements et mettons-nous à l’œuvre.
       Le chemin de la foi est hérissé de questions.  Si parfois l’action de Dieu est difficile à comprendre, ne restons pas sur place à broyer du noir.  En avant  !  Marchons avec confiance à la rencontre du Christ.  Préparons-nous à l’accueillir dans la joie.

  Nguyễn Thế Cường

 Le temps de l'Avent nous invite à un cheminement intérieur.  Ce petit parcours spirituel sera pour nous l’occasion de redécouvrir la présence de Dieu en nous pour mieux l’accueillir.  « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. » nous exhorte Isaïe.  « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » nous incite Jean Baptiste.

       Le prophète Isaïe nous parle d’un monde nouveau.  Un monde sans violence et sans haine.  Une terre d'amitié et de fraternité.  « Le loup séjournera avec le mouton, la panthère se couchera avec le chevreau ; le taurillon, le jeune lion et les bêtes grasses seront ensemble, et un petit garçon les conduira. » (Isaïe 11:6)  Un idéal inaccessible ?  C’est l’image d’une transformation profonde du monde, jusque dans ses instincts primaires, par le message d’Amour et de Paix apporté par Jésus.  Et pour que ce rêve puisse se réaliser, saint Jean Baptiste nous invite à changer de comportement et à nous transformer.  « Préparer le chemin du Seigneur. »  Déblayer notre cœur, y enlever les obstacles qui empêchent Dieu d'entrer dans notre vie.  Il ne s’agit pas simplement de voir nos défauts, nos excès, mais de discerner sur quoi porter l’effort pour mieux avancer.  C’est cette attitude qui permet au Seigneur d’agir efficacement en nous et, à travers nous, changer le monde.

     

Deuxième  Dimanche de l'Avent

 En route vers Noël !  C'est le moment de rentrer au plus profond de nous-mêmes pour une révision de vie afin de mieux rebondir.  Saint Jean Baptiste nous invite à des actions concrètes : « Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion. »  Or, pour pouvoir porter de bons fruits, l’arbre doit être taillé afin que la sève se concentre sur un nombre restreint de bourgeons, les rendant plus vigoureux et plus productifs.  Ainsi, débarrassons-nous de tout ce qui est superflu dans notre vie pour ne garder que l’essentiel.  « Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. »  Certes, nous ne pouvons pas mener une existence aussi austère que lui mais ne nous laissons pas aspirés dans un tourbillon de besoins futiles.  Dès à présent, mettons en ordre notre for intérieur, préparons à Jésus la meilleure place dans notre âme.       Jésus est au seuil de notre porte, ouvrons-lui largement notre cœur !  «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe.  Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » (Apocalypse 3:20)

Premier Dimanche de l'avent

Le temps de l’Avent annonce une ‘venue’, un ‘avènement’ qui marque l’histoire de l’humanité. Ces quatre semaines avant Noël préparent le cœur des fidèles à commémorer l’arrivée de Jésus parmi nous. Dès aujourd'hui, nous nous mettons en route vers cette grande fête.

 

Tous les ans, on veut que Noël soit une fête pleine de joie et de lumières. Certains d’entre nous pensent déjà à la décoration de son salon, de son jardin ou même d’un coin discret à soi pour marquer l’événement. On concocte déjà un bon menu pour le repas en famille... En ville, c’est l’effervescence. Les illuminations se mettent en place. Dans les paroisses, on s’active pour préparer une belle veillée et une messe de la Nativité qui sort de l’ordinaire. Le danger dans cette période, c’est d’être complètement accaparés par le clinquant du temps des fêtes au point d’oublier l’aspect religieux qui nous invite à faire plus de place à Dieu dans notre vie.

Cette attitude superficielle nous rappelle celle des gens qui vivaient au temps de Noé. Beaucoup semblent inconscients de ce qui va leur arriver, ou pire ferment les yeux sur les signes annonciateurs. « À cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Les gens ne se sont doutés de rien… » Ils s’enivraient des plaisirs du moment. Et c’est ce qui se passe encore trop souvent aujourd’hui. Pris dans ce remue-ménage festif, nos esprits s’assoupissent ! Il est urgent de se réveiller.

Loin de nous l’idée de condamner les réjouissances sobres que Dieu nous offre. Respirons à plein poumon le bonheur de vivre. Saisissons les joies simples à notre portée. Seulement Jésus nous met en garde de ne pas nous laisser berner par le plaisir au point d’oublier notre vie intérieure. Ainsi, saint Paul nous recommande : « Frères, vous le savez : C'est le moment, l'heure est venue de sortir de votre sommeil, le salut est là, tout proche. »

Le bien-être matériel ne doit pas nous faire oublier que Dieu est là, au cœur de notre vie. Il attend que nous lui ouvrions la porte de l’âme pour venir chez nous et rester avec nous. Ainsi, la venue du Christ ne doit pas être uniquement pour un temps de Noël, mais au quotidien de notre vie ! Le temps de l’Avent nous invite à nous mettre dans l’attitude de celui qui attend la venue d’une personne qui nous est chère. Plus l’attente est fébrile, plus la joie sera intense au moment de retrouvailles. Et pour que le bonheur soit au rendez-vous, il s’agit d’être actif et bien éveillé. Et surtout, ne nous laissons pas surprendre sans y être préparés.

 

L’Évangile de ce dimanche nous insuffle un état d’esprit qui anime le veilleur : Se tenir prêts à toute éventualité. L'Avent est un Temps pour s'éveiller à Dieu. Ce chemin intérieur ne nous arrache pas à la joyeuse préparation de Noël. Toutefois, Jésus nous rappelle la vraie priorité, c’est de nous préparer à la rencontre avec Seigneur.

 

« Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »